La saison est désormais terminée. Ce qui est certain , c’est que 2020 sera une année moyenne pour la récolte du sel dans le bassin du Mès.

Récolte de sel au Rostu

«Le confinement ne nous a pas empêché de travailler» reconnait Sophie Bonnet Questiau, la présidente du Syndicat des paludiers du bassin du Mès. « Nous nous sommes adaptés pour remettre en état les œillets en réduisant les équipes de paludiers à 5 ou 6 personnes au lieu de 15 à 20. Mais nous avons subi deux épisodes pluvieux qui nous ont handicapé ».

Les orages ont réduit les espoirs

Tout avait pourtant bien commencé fin mai avec 3 semaines d’avance sur une saison normale. Mais les orages des 15 premiers jours de juin sont venus gâcher les espoirs des 35 paludiers du bassin du Mès qui regroupe les communes de Mesquer, Saint-Molf et Assérac.
«Il a fallu travailler comme des fous notamment entre le 15 juillet et le 15 août » explique Sophie Bonnet Questiau, paludière depuis 2005. Mais tous les espoirs d’une grande année de récolte ont été ruinés par de nouveaux orages lors de la deuxième quinzaine d’août, ce qui fait dire à la présidente du Syndicat : « On a fait le yoyo en permanence et en plus, la récolte a été disparate selon les secteurs. Donc, on va avoir une récolte correcte sans plus, un peu moins bien que dans le bassin guérandais ».

Les vents secs favorables à une bonne récolte

Pour faire une bonne récolte de sel, il faut réunir plusieurs facteurs. Pas de pluie bien sûr mais aussi une eau de l’océan bien salée. «Cela dépend de la salinité côtière» constate Karine Groizard, la responsable communication du Guérandais, la coopérative des  producteurs de sel de Guérande qui regroupe 220 paludiers. « Chez nous, c’est le débit de la Vilaine et de la Loire qui compte, donc la pluviométrie hivernale».
Deuxième facteur : plus que la température, la force du vent mais surtout sa direction. « Des vents secs comme ceux du Nord ou de l’Est sont propices à la production de sel » affirme Karine Groizic. « L’orientation du vent joue aussi sur la granulométrie des cristaux, surtout la fleur de sel. Vent d’Ouest gros cristaux, vents d’Est, cristaux fins ».
Troisième facteur déterminant : la durée de la saison. « Il est important d’avoir des bonnes conditions sans interruption et le plus tôt possible dès le printemps et tout l’été surtout en juin et juillet où les jours sont plus longs»  précise la communicante du Guérandais.
Sur les 10 dernières années, il n’y a pas eu d’année exceptionnelle. Les bonnes années étaient les suivantes : 2019, 2017, 2016, 2010.

Thierry Bercault et Photos : P. PERVEZ

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