Algues vertes sur la Baie de Vilaine : rencontre avec l’IAV

Nous avons été reçus le 2 octobre par une équipe de l’IAV, Institut d’aménagement de la Vilaine , Etablissement Public Territorial de Bassin

Cet Institut est en charge du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Vilaine (SAGE).

 

 

 

Le SAGE fixe des enjeux et des objectifs en matière de :

  • Milieux naturels.
  • Qualité de l’eau.
  • Inondations
  • Eau potable
    Ce SAGE comprend 22 sous-bassins, 535 communes.

C’est bien évidemment pour les questions de qualité de l’eau et de ses conséquences sur la prolifération des algues vertes que nous l’avions sollicité.

Il ressort de cette visite que les conséquences de la présence des nitrates ne sont pas seulement les algues vertes sur nos plages mais également de « blooms algaux » (des soupes vertes) sur la baie de Vilaine. C’est ce dernier phénomène qui préoccupe le plus les responsables du SAGE car les conséquences sont encore plus graves que celles liées aux algues vertes. Agir pour l’un revient à agir pour l’autre.

Selon les derniers chiffres connus, la Vilaine rejette chaque année 16 000 tonnes de nitrates dans son estuaire, soit 16 kg/ha/an de surface agricole utile, contre :

  • 25 kg/ha/an en Bretagne
  • 8 kg/ha/an sur le Bassin de la Loire.

L’objectif du SAGE Vilaine pour 2020 est de réduire de 20 % le chiffre de 2010  pour atteindre environ 13 800 tonnes.

En 2016, le tableau de bord de suivi des teneurs en nitrates montre que 69 % des points de contrôle ont atteint leur objectif. En revanche, certaines zones posent particulièrement des problèmes :

  • Le bassin versant de L’Oust situé au Sud de Loudéac, zone d’élevage hors sol. Cela concernerait de petites exploitations n’ayant pas eu les moyens d’investir dans une station de traitement des effluents.
  • La zone de la Sèche et du Semnon. Pour cette dernière zone, les éleveurs ont fait peu d’efforts car ils n’étaient pas concernés par des zones de captage d’eau potable.
  • La zone du Don.

En conclusion, nous avons demandé à rencontrer les acteurs de terrain de façon à

  • d’une part connaitre précisément les actions qu’ils mettent en œuvre,
  • d’autre part leur faire connaitre les conséquences néfastes de la mauvaise qualité de l’eau de leur zone sur le littoral.

Les responsables de l’IAV nous ont promis d’organiser une telle rencontre courant 2018. Le cadre de cette future rencontre n’est pas encore déterminé : CLE ou comité de Bassin.

La journée pourra avoir lieu sur l’estuaire ou en amont sur une zone posant problème.