Une lutte efficace contre le Baccharis est possible… à condition de s’en donner les moyens

Le 23 novembre 2014, en ma qualité d’initiateur du Collectif Anti-baccharis, j’ai remis en mains propres un dossier à Mme la Ministre Ségolène Royale. Vous le savez,  le développement du Baccharis pose un réel problème pour l’avenir des paysages de marais à Mesquer (lire l’article dans notre prochain bulletin – N°93- en cours d’impression). Les surfaces colonisées ont été plus que multipliées par 3 en 4 ans. Notre action estivale, sera sans effet notable si nous ne mobilisons pas  les énergies tout au long de l’année.

Les Amis des Sites à l’origine d’une action nationale

visite segolene royal 013

Le Président (avec le chapeau) remet le dossier Baccharis à Mme Ségolène Royale

En ma qualité de Président, j’ai pris l’initiative de fédérer au niveau national toutes les associations concernées par le problème en créant le Collectif Anti-baccharis. Progressivement, nous réunissons des associations de protection de l’environnement du littoral atlantique. A côté de la Loire-Atlantique, nous avons aujourd’hui le Morbihan et la Vendée. Pour l’occasion, nous avons créé un site internet qui se veut un lieu d’échanges et d’information sur la lutte contre cet arbuste envahissant. Il est visible à cette adresse : www.collectif-anti-baccharis.org. C’est dans ce cadre et grâce à ce tout nouveau réseau que nous avons pu rencontrer la Ministre de l’environnement Ségolène Royale. Elle s’est rendue sur le site d’arrachage de Baccharis de Séné (56), un chantier organisé par un des membres de notre collectif Daniel Lasne de Bretagne Vivante. La visite a eu lieu alors que j’avais programmé la réalisation d’un petit reportage vidéo sur l’action exemplaire de Séné. Ce film est visible sur Vimeo ici.

Cnatier d'arrchage de Baccharis à Séné (56)Sur la Réserve Naturelle de Séné, le problème du Baccharis a été résolue, pourquoi pas à Mesquer…

Ce reportage montre comment les habitants de Séné (dans la périphérique de Vannes) suite à une conférence, ont pris les choses en mains et réalisent des chantiers d’éradication 2 fois par mois.  Il faut savoir que sur la Réserve Naturelle présente sur la commune et qui couvre 400 ha, la plante a été éliminée. Tous les espoirs sont donc permis. Pourquoi ne pas suivre leur exemple à Mesquer ? C’est ce que nous allons tenter de faire à la suite d’une conférence que nous organiserons le mardi 3 févier à 20 heures, salle de la Vigne à Mesquer.

Espérons un succès !

Patrice PERVEZ